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Présentation du dossier Autour d'un livre: Quelque chose comme un grand peuple, de Joseph Facal

Un texte de François Charbonneau
Dossier : Autour d'un livre: Quelque chose comme un grand peuple, de Joseph Facal
Thèmes : Société, Québec, Revue d'idées
Numéro : vol. 13 no.1 Automne 2010 - Hiver 2011

AUTOUR D’UN LIVRE

 

Joseph Facal,

Quelque chose comme un grand peuple,

Montréal, Boréal, 2010, 319 p.


Je me limiterai, en guise d’introduction à ce dossier, à dire quelques mots du livre Quelque chose comme un grand peuple de Joseph Facal. Destiné à un large public, mais écrit avec une plume admirable, fruit de la réflexion d’un universitaire, certes, mais qui a fait la dure expérience des contingences de la vie politique, ce livre est unique en son genre. On me pardonnera le cliché, mais cet ouvrage est le fruit d’une réflexion d’une rare lucidité sur le sens de l’expérience québécoise et ses défis.

La plupart des détracteurs ordinaires de Joseph Facal logeront ce livre « à droite », ce qui les dispensera, penseront-ils, satisfaits d’eux-mêmes, de le lire. Ce serait une erreur. Si certaines idées de Joseph Facal sont effectivement « de droite », on les dirait telles presque par hasard. Ou plutôt, Joseph Facal est sans doute l’un des auteurs québécois contemporains qui semblent le moins se soucier de la conformité de ses idées avec une quelconque orthodoxie. Le seul fil conducteur de cet ouvrage : le bon sens. Si on veut faire de cette vertu l’apanage de la droite…

On peut être en désaccord avec les solutions que propose Joseph Facal : c’est le cas de plusieurs des collaborateurs de qualité qui ont pris le livre de Facal au sérieux et qui ont généreusement accepté de le commenter en nos pages, parfois de manière très dure, on le verra. Mais il est difficile de ne pas être d’accord avec plusieurs de ses constats : l’endettement de l’État québécois n’est pas une chimère, le système d’éducation est devenu un terrain de jeu pour apprentis pédagogues, la réforme scolaire n’a réglé aucun des problèmes qu’elle devait régler, la capacité d’accueil du Québec n’est pas infinie étant donné le déséquilibre linguistique, le fétichisme de l’intervention étatique doit être interrogé, la question nationale n’est pas résolue. S’il est légitime de ne pas être d’accord avec les solutions que préconisent Joseph Facal dans ce livre, ce serait pure folie de jouer à l’autruche et de prétendre que les problèmes constatés n’existent pas.



François Charbonneau


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