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Octobre 2003
Sexe, mariage et indifférence: le coup de grâce à la paternitéUn texte de Marie-Blanche Tahon
Lever l’obligation suivant laquelle le mariage est l’union d’un homme et d’une femme n’est pas une décision mineure, puisqu’elle remet en cause la représentation de la différence des sexes, qui constitue l’un des piliers de l’ordre social. Il est vrai que la reconnaissance du mariage homosexuel n’empêchera pas le maintien du mariage hétérosexuel, mais il reste qu’elle redéfinit profondément le mariage.
Octobre 2003 | Classé dans Tribune
Présentation: La toute-puissance des imagesUn texte de Marie-Noëlle Ryan
Les développements technologiques en matière de représentation de la réalité et de manipulation des images ont atteint aujourd’hui un tel niveau de perfectionnement et exercent une séduction si spectaculaire, que l’on est en droit de se demander quelle place et quel intérêt peuvent encore avoir, dans un tel contexte, ce qu’on pourrait appeler les «images artistiques», plus artisanales ou conventionnelles (peinture, photographie, cinéma). La question se pose aujourd’hui tant du point de vue de la création artistique que de son public.
Octobre 2003 | Classé dans Dossiers
L’art à l’ère des technologies faustiennesUn texte de Céline Lafontaine
Séduction, simulation, manipulation, illusion: les technologies numériques se présentent sous les oripeaux, à peine voilés, de Méphistophélès. Plus réel que le réel, l’univers virtuel des nouvelles technologies intensifie artificiellement notre expérience sensorielle, reléguant ainsi la réalité corporelle au rang de surnuméraire. Abolir les frontières entre le corps et la machine, n’est-ce pas là l’un des fantasmes de l’ère numérique?
Octobre 2003 | Classé dans Dossiers
Derrière le miroir des images. Images artistiques, images médiatiquesUn texte de Marie-Noëlle Ryan
La technique est à l’origine du règne presque sans partage des images dans l’espace public et l’imaginaire contemporains. Ce règne, timidement inauguré au XVe siècle avec l’invention des techniques d’imprimerie et de gravure, s’est surtout imposé à partir du XIXe siècle avec l’apparition de la photographie et des nouvelles techniques d’impression.
Octobre 2003 | Classé dans Dossiers
L’Art et les imagesUn texte de Jean-Philippe Uzel
Il n’est pas exagéré de dire que de la Renaissance jusqu’au milieu du XIXe siècle, l’art a eu le quasi-monopole de l’image. Si au cours de cette période les images d’art se sont peu à peu émancipées de la sphère religieuse, elles ne se sont jamais complètement départies de l’aura qui les apparentait étroitement aux images du culte. Les Salons français du XVIIIe, qui marquent l’ouverture de l’art au grand public et les débuts de la démocratisation artistique, n’ont pas fondamentalement modifié cette réalité. L’art pendant encore un siècle allait faire l’objet d’une vénération sans condition.
Octobre 2003 | Classé dans Dossiers
L’art à l’ère de la dilution de son concept: «décept» et relativisme esthétiqueUn texte de Bruno Guiganti
La question de l’évaluation artistique d’un point de vue philosophique apparaît bien futile au premier abord, dès lors que l’on met celle-ci en concurrence avec des problématiques éthiques ou écologiques imposées quotidiennement et brutalement par «l’inventivité» débridée des techno-sciences.
Octobre 2003 | Classé dans Dossiers
Bavures techniques et autres surprises collatéralesUn texte de Vincent Lavoie
Certaines des inquiétudes actuelles suscitées par les technologies de la création — aliénation du sujet, subordination de l’art à l’industrie, assimilation de l’art à une activité consumériste, fin du mérite artistique, fin des distinctions normatives entre amateurs et professionnels — résonnent comme un écho des critiques, réserves et peurs que la photographie provoqua dès les années 1850.
Octobre 2003 | Classé dans Dossiers
Variations sur des thèmes invasifsUn texte de Gérald Allard
Les invasions barbares de Denys Arcand a connu un réel succès, mérité sans aucun doute: le film a été vu et revu par des centaines de milliers de personnes au Québec et de par le monde. Miramax, puissante compagnie de distribution internationale, le proposera sur les écrans du monde entier, de façon à assurer au film un public large et nombreux. En attendant une nomination auprès de l’Académie américaine des sciences et des arts du cinéma, le film s’est vu reconnaître par Cannes qui a souligné le talent de ses comédiens et la finesse de son scénario.
Octobre 2003 | Classé dans Contributions libres
Entre Jean-Paul II, Pasolini et Arendt, penser le péchéUn texte de Jean-Philippe Trottier
Lorsque Jean-Paul II, à peine élu pape en 1978, a lancé à la foule réunie place Saint-Pierre son fameux appel «N’ayez pas peur!», le monde en eut le souffle coupé. C’était en effet la première fois qu’un pape s’adressait urbi et orbi de façon aussi directe et familière. Peu se sont rendus compte alors qu’il donnait ainsi un ton nouveau et allait troquer ses guipures vaticanes pour des gants de boxe et provoquer tant de sursauts dans le monde chrétien contemporain au cours de son pontificat.
Octobre 2003 | Classé dans Contributions libres
L’illusion du pluralisme. Culture commune et fragmentation identitaireUn texte de Stéphane Vibert
Il est de nos jours quasiment impossible de lire un article ou un ouvrage, d’écouter un discours ou de suivre un débat à propos de la situation dans les démocraties représentatives contemporaines, sans entendre répéter à satiété combien nos sociétés vivent l’évidence du pluralisme et de la différence. Bien évidemment, à partir de ce postulat indiscuté viennent se greffer toutes sortes de positions théoriques, politiques ou idéologiques.
Octobre 2003 | Classé dans Contributions libres
L’âge de la démocratie immodeste. Retour sur la querelle des réactionnairesUn texte de Alain Finkielkraut et Antoine Robitaille
Antoine Robitaille: On vous affuble du terme de nouveau réactionnaire, notamment dans un livre, Les nouveaux réactionnaires, de Daniel Lindenberg. Je me demande: n’êtes-vous pas tenté de reprendre à votre compte cette expression, un peu comme les dreyfusards avaient repris à leur compte le vocable «d’intellectuel»?
Octobre 2003 | Classé dans Entretiens
Présentation : Jean-Christian Pleau, La révolution québécoise: Hubert Aquin et Gaston MironUn texte de Daniel Tanguay
«Autour d’un livre» présente un ouvrage qui ne dépaysera pas nos fidèles lecteurs. L’ouvrage de Jean-Christian Pleau aborde en effet deux thèmes qui ont régulièrement fait surface dans nos pages: celui de la révolution et celui de la «question québécoise». Je ne surprendrai personne en déclarant qu’Argument n’est pas une revue révolutionnaire. Ce qui ne veut pas dire, toutefois, que l’idée de la révolution ne suscite pas notre intérêt.
Octobre 2003 | Classé dans Autour d’un livre
L’angoissant déracinement de la pensée québécoiseUn texte de Serge Cantin
Tout le paradoxe de La Révolution québécoise, qui représente en même temps le pari de ce livre, nous est donné dans son titre elliptique. Quid de la Révolution québécoise ici annoncée? Question apparemment sans objet puisque la Révolution québécoise n’a pas eu lieu, ou n’a donné lieu qu’à la Révolution tranquille: «La Révolution tranquille, c’est en somme ce qui frappe de non-lieu la Révolution tout court» (p. 8). Dès lors, la réflexion ne saurait prendre pour objet que ce non-lieu, que cette utopie de la Révolution québécoise.
Octobre 2003 | Classé dans Autour d’un livre
Retour sur un non-lieuUn texte de Brigitte Faivre-Dubroz
Une révolution, parce qu’elle est tranquille, parce qu’elle bouleverse les mœurs ainsi que les structures sociales et culturelles plutôt qu’elle n’inaugure un nouveau régime politique et les institutions inédites qui s’ensuivent, est-elle nécessairement un «échec»? Et cette révolution, qui n’aura pas eu lieu selon le désir d’Hubert Aquin et de Gaston Miron, mais qui aura tout de même eu lieu, autrement et grâce à eux, à leur corps défendant peut-être, cette révolution littéralement ou «littérairement» appelée par Aquin et Miron, chacun à sa manière, cette révolution «québécoise», dont plus personne en effet ne semble se réclamer aujourd’hui, est-elle pour autant restée lettre morte?
Octobre 2003 | Classé dans Autour d’un livre
Les révolutionnaires tristes et leur sillage mélancoliqueUn texte de Louise Bienvenue
Ah, la Révolution! la tant aimée, la tentatrice… Mouvement de l’être, du cœur et du corps, avant de se compliquer d’idéologie, elle semble d’abord répondre à une pulsion, puisant ailleurs que dans le livre son élan primordial. Démonstration de la marche inéluctable de l’histoire? Triomphe du sujet sur la lourdeur des structures? Qu’importe au fond. La Révolution avec un grand «r», comme dans le titre du livre de Jean-Christian Pleau, dépasse de beaucoup ces enjeux de philosophie de l’histoire.
Octobre 2003 | Classé dans Autour d’un livre
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