Vues d’Europe» regards jetés sur les vieux-pays Pavane pour une communauté juive défunteUn texte de Abraham BENGIO
Les enfants,
Mai 2008 | Classé dans Vues d’Europe
Mars 2006
Europe : une crise du centreUn texte de Marc-Olivier PADIS
Le rejet du projet de traité constitutionnel européen par la France le 29 mai 2005 constitue dans l’histoire politique récente du pays un moment aussi crucial que le vote du 21 avril 2002 qui plaça le candidat de l’extrême droite devant le candidat socialiste au premier tour de l’élection présidentielle. En effet, ces deux votes ont pris à revers l’idée d’une pacification de la vie politique française et de son recentrage autour des partis de gouvernement et de quelques sujets de consensus fort comme la construction européenne. Lors du référendum comme en avril 2002, on a ressenti une sorte de fronde anti-institutionnelle, de fête du refus, de joie triste de répondre à côté de la question, de prétention gauloise à faire la leçon au reste de l’Europe au nom du « modèle français ». C’est dire qu’un tel vote enregistre, bien plus qu’un rapport de forces entre partis, un état d’esprit politique qui dépasse de loin l’enjeu de la consultation elle-même. La responsable du Parti communiste n’incitait-elle pas les électeurs à « se lâcher » à propos de l’Europe? Les deux votes ont révélé la faiblesse du socle électoral dont bénéficient les partis représentés à l’Assemblée nationale ainsi que la capacité de mobilisation de l’extrême gauche et de l’extrême droite dont la représentation politique est néanmoins faible dans les institutions. D’où le sentiment croissant d’un décrochage entre les élus et leurs électeurs (sans parler de la masse croissante des non-électeurs) qui teinte déjà la précampagne présidentielle d’une forte coloration populiste.
Mars 2006 | Classé dans Vues d’Europe
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