Rebonds» les lecteurs prennent la parole Réplique à Christian RiouxUn texte de Serge TRUFFAUT
Dans la dernière livraison d’Argument, consacrée à l’antiaméricanisme québécois , on apprend, grâce à Christian Rioux, que j’en suis un. Quoi donc? Un antiaméricain! Qui plus est, au cas où vos lecteurs n’auraient pas saisi la portée du propos, le signataire de cet article en rajoute une bonne louche en me qualifiant de raciste. Une fois passé l’agacement, léger il est vrai, provoqué par cette tautologie, on se dit : bigre! Après avoir digéré le paragraphe suivant, on se dit bien d’autres choses. Mais bon, étant un croisé de la politesse et non d’une idéologie je vous ferai grâce des noms d’oiseaux que mérite pourtant cette diatribe.
Octobre 2005 | Classé dans Rebonds
Mars 2005
Là où le danger croît… Plaidoyer pour un certain catastrophismeUn texte de René Bolduc
En 1986, je séjournais à Berlin. Vers la fin avril, je me suis demandé si je ne vivais pas, éveillé, un film de science-fiction : la catastrophe de Tchernobyl venait de se produire. Non, je ne rêvais pas. Chaque jour, je côtoyais des regards inquiets. Je lisais dans les journaux que je devais éviter de boire du lait frais, de manger des champignons, des salades et autres produits contenant tel ou tel taux de becquerel. On nous conseillait fortement de laisser nos chaussures et manteaux à l’extérieur de nos appartements et de ne pas laisser les enfants jouer dans les carrés de sable. J’ai vécu concrètement la psychose du nucléaire, une ambiance de fin du monde qui ne provenait pas de l’imagination délirante d’intellectuels désabusés ou de professeurs de désespoir. L’écrivain et essayiste Günther Anders nous avait prévenus : depuis Hiroshima, l’humanité a accédé à l’époque des fins du monde. Depuis Hiroshima, l’être humain a développé une telle capacité de destruction qu’il a, pour ainsi dire, acquis sa majorité en matière d’apocalypse; il n’est plus nécessaire qu’elle nous tombe dessus à l’improviste, comme un tsunami ou un météorite. Nous l’avons prise en charge, elle est devenue notre affaire.
Mars 2005 | Classé dans Rebonds
Octobre 2003
Une nouvelle société unidimensionnelle? Réplique à Florence PironUn texte de Francis Moreault
Dans le dernier numéro de la revue Argument, j’ai lu avec intérêt l’article de Mme Florence Piron. Dans ce texte, l’auteure examine le rapport entre l’État et les citoyens. La thèse de Mme Piron est pour le moins limpide et sans équivoque: le gouvernement québécois cesserait de concevoir les citoyens québécois comme des «concitoyens» participant pleinement au développement de l’expérience démocratique.
Octobre 2003 | Classé dans Rebonds
Le nationalisme, le politique et la jeunesse. Réponse à Mathieu Bock-CôtéUn texte de Jérôme Melançon
Il serait question du sens de notre venue sur terre. Il serait question d’être fidèles à nos ancêtres. Il s’agirait avant tout de fonder notre avenir sur une victoire plutôt que sur une défaite, de passer enfin à la liberté. Un fort esprit téléologique, pour ne pas dire théologique, habite la jeunesse québécoise, sinon l’ensemble du mouvement nationaliste, si l’on doit en croire Mathieu Bock-Côté. Si je ne saurais parler au nom d’aucun de ces deux groupes, il me reste tout de même la possibilité d’attirer les regards ailleurs, ne serait-ce que pour un instant.
Octobre 2003 | Classé dans Rebonds
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